Accueillir d'un coeur égal la flatterie ou le mépris

Publié le par ANATA

Pour commencer l'année 2008, voici une invitation à la découverte  d'un extrait de l'ouvrage "Les plus beaux contes zen" de Henri Brunel

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Commentaire de l'image : c'est l'idéogramme chinois le plus connu, vous le trouverez en particulier dans les films d'Arts Martiaux. Les adeptes des Arts Martiaux en ont fait leur culte. Ce caractère se prononce "ren" en phonétique chinois. 

La signification de ce caractère : "La Maîtrise de Soi" : l'idéogramme est composé du mot "couteau", placé juste au dessus du mot "coeur". Un couteau placé au dessus du coeur, évoque une douleur physique et émotionnelle nourrit par la peur que la douleur va causer. Avoir la force de supporter cette douleur avec stoïcisme, comme les philosophes grecs nous conduit à la "Maîtrise de Soi".



Ce sont des contes qui viennent du Japon, de la Chine, de l'Inde et du Tibet, transmettant une pensée milénaire qui décape l'esprit, bouscule les modes de pensée, arase les préjugés.

Voici l'extrait de la conclusion du conte "La tortue et les deux hérons"


Pour comprendre la conclusion du conte, voici en résumé l'histoire synthétique : La tortue et ses deux amis hérons vivent ensemble et s'entraident mutuellement. Un jour, lorsqu'arrive l'été qui assèche le petit lac dans lequel les hérons ont l'habitude de pêcher, les compagnons ont décidé de migrer vers une autre destination. Or, la condition pour que la tortue arrive avec ses deux compagnons saine et sauve est de tenir dans son bec le baton sur lequel la tortue est transportée. 

Or, durant leur voyage, la tortue en entendant les paroles de mépris à son encontre a voulu ouvrir la bouche pour protester, seulement, en ouvrant la bouche, elle a lâché le baton et a fini par perdre la vie.

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Le Sage, dit le maître Zen, accueille d'un coeur égal la flatterie ou le mépris. Il est semblable à la flamme d'une bougie, qui monte droite et claire, et qui au moindre souffle, ne faseye.

Nul ne peut nous agresser moralement sans notre consentement, c'est nous qui ouvrons les écluses au chagrin. Aucune injure ne pouvait faire lâcher prise à la tortue. L'insulte, le mépris, l'anathème représentent l'opinion de celui qui les profère, c'est son problème, pas le nôtre.

Il se peut au demeurant que le blâme soit justifié, nous l'acceptons comme tel. Qui est parfait ? Il se peut aussi qu'il soit erroné, partial, injuste, nous le laissons dans la bouche de celui qui l'a prononcé.

Notre paix, notre destin sont entre nos mains. "Entre nos dents", bougonne le fantôme de la tortue.

Publié dans Harmonie de Vie

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